Alzheimer et culpabilité : difficile d’y échapper.

Alzheimer et culpabilité sont liés pour les proches qui accompagnent un conjoint, un parent, un ami malade…

Pour s’en défaire, se faire accompagner par un thérapeute est absolument indispensable.

La personne malade disparaît sous les yeux de ses proches, elle change de jour en jour.

Si vous ne l’avez pas vu, je vous invite à lire mon article sur le deuil blanc :https://therapeuteboulognebillancourt.fr/comprendre-le-deuil-blanc/?fbclid=IwAR0T6Bm2-Wu9oLkZpSgVt4jPVQDNO01Cmn1n4FX2cQTrwWvZ46Zdpj7ekOc

Petit rappel pour expliquer cette maladie à ceux qui ne la connaissent pas, ou qui vivent cela de loin : les malades d’Alzheimer se répètent tout le temps, ils perdent des objets, ils se perdent eux-mêmes. C’est bien cela le plus douloureux, assister à cette perte de « tout » !

Le plus souvent, les personnes malades semblent (et le sont) fragiles et apeurées. Malgré quelques éclats de lucidité, quand la maladie s’installe, elles deviennent totalement imprévisibles et sont un réel danger pour elles-mêmes.

Si vous le vivez, vous savez cela. Si vous connaissez quelqu’un qui est ce que l’on appelle un « proche aidant », cela peut vous aider à comprendre la douleur du malade et de ses proches.

Car quand la maladie progresse, peu à peu, la personne atteinte va perdre ses mots et même les gestes familiers deviennent impossibles à reproduire : faire ses lacets, mettre des gants, se laver les dents…

Alors quand le danger fait qu’il n’y a plus d’autre solution, un placement est obligatoire.

Au-delà de la culpabilité : l’étape de l’acceptation.

Bien sûr, pour la famille, le placement en établissement est un crève-cœur mais l’impuissance à gérer cette maladie ne laisse aucun autre choix.

La difficulté va être de lâcher prise et de tenter d’accepter ce que la famille ressent pourtant comme inacceptable.

Mais mettre son parent ou son conjoint dans une structure, même adaptée, est lourd de conséquences.

La personne est vulnérable et accepter de ne pas pouvoir faire davantage est une nécessité pour ne pas tomber malade à son tour.

Des études très récentes montrent que ce sont les proches « aidants » qui décèdent avant le proche malade dans un tiers des cas.

N’oubliez pas que l’hébergement est une étape difficile tant pour le malade que pour sa famille. C’est rarement une situation que l’on choisit, on s’y résigne plutôt.

En conclusion, j’insiste vraiment sur le fait qu’il n’est pas possible de vivre ce genre d’épreuve seul. N’hésitez jamais à demander l’aide d’un professionnel. Vous avez besoin, si vous vivez cette situation, que ce soit pour Alzheimer ou pour une autre maladie, de retrouver votre propre vie et d’être écouté et aidé.